Date: 17 décembre à 15h
Lieu: salle de conférence du SCAI (plan)
Résumé de la thèse :
La thèse présente la création d’une base de données relationnelle pour représenter et étudier le répertoire de la Comédie-Italienne de Paris au XVIIIe siècle (1716-1779). Observant ce travail du point de vue des humanités numériques, une double réflexion est menée : d’un côté on analyse les conséquences de l’utilisation d’une technologie comme la base de données au sein des études théâtrales, et en particulier dans l’écosystème des recherches sur la Comédie-Italienne de Paris. De l’autre côté on étudie la création-même des données, afin d’évaluer plus largement la valeur épistémologique des résultats obtenus. La première partie présente concrètement le travail effectué : des objectifs de recherche, aux productions informatiques (en l’occurrence il s’agit du modèle abstrait des données et de l’interface de consultation du projet), à l’interopérabilité. La deuxième partie montre de quelle manière la base de données et la plateforme de consultation peuvent être utilisées, avec quatre cas d’études, ainsi qu’une observation de l’utilisation de l’interface par deux chercheurs en humanités. La troisième partie est dédiée à la discussion des résultats de la recherche, avec des approfondissements sur les aspects méthodologiques et épistémologiques, ainsi que sur l’écologie en contexte numérique. La thèse soutient globalement que, en dépit du caractère autonome qui est souvent attendu des productions numériques, celles-ci se fondent en réalité sur une activité de sélection, où l’humain attribue un sens à des symboles afin de les interpréter. Ce travail défend ainsi l’idée que ce type d’interaction entre l’être humain et l’ordinateur est d’un intérêt fondamental pour nos sociétés actuelles : les humanités numériques apparaissent ainsi comme un champs de recherche qui peut favoriser des productions informatiques socialement et écologiquement vertueuses.
La soutenance sera suivie d’un pot de thèse.
